Les nouvelles de Google, semaine 8 : AMP, suppression de la colonne de droite

Une semaine riche en nouvelles, particulièrement pour les annonceurs, sur notre moteur de recherche préféré !

  1. Suppression des annonces à droite des résultats

Maintenant elles sont toutes au-dessus des résultats naturels ! mais toujours signalées par Ad / Annonce.

À la place vous aurez les données OpenGraph de ce que vous recherchez, ou votre historique de recherche (dans les deux cas j’ai Ryan Gosling du coup…)

Ryan Gosling suppression des annonces

 

2. Gros morceau : le lancement des Accelerated Mobile Pages

En gros, et je suis toujours dessus, c’est une « version réinventée du HTML » pour offrir des pages optimisées, js optimisé, sans publicités vidéo et autres fioritures aux résultats de recherche mobile de Google.

C’est tout un nouveau design à mettre en place… pour l’instant difficile à mettre en place pour les sites ecommerce, mais tout à fait faisable pour les pages de contenu type article de blog et actualité, d’ailleurs les exemples fournis sur le web sont theguardian, washingtonpost.

Plus d’infos sur les AMP ici !

 

Les cartes personnalisées de Google

J’ai découvert lors d’un séjour à Budapest les cartes personnalisables de Google.

Par exemple : https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zoLWt0m9O71I.kzOgOttcsp_8

C’est absolument génial, en tant que hôte Airbnb, je m’en vais recommander tous les bons plans de Marseille à mes invités via cette carte, et je vais lui créer un QR code pour qu’ils n’aient  pas à taper une adresse indigeste pour la consulter sur leur smartphone.

Alors, comment on fait ?!

  1. Direction https://www.google.fr/maps/Google maps
  2. On se connecte sur  son compte Google si cela n’est pas déjà fait
  3. On clique Menu (le petit hamburger)
  4. On clique sur My Maps (ou l’équivalent dans sa langue)
  5. On clique sur Create my map en bas de la page
  6. On lui donne un petit nom (Marseille selon Camille par exemple)
  7. Une description peut être bienvenue
  8. Et là on s’attaque aux layers : je recommande de commencer avec le renommage de la première layer, par exemple Restaurants

Titre et description carte

 

Une fois que l’on a paramétré sa carte, on va pouvoir commencer à entrer ses bons plans.

Il suffit ensuite de chercher l’endroit, Google vous fait quelques suggestions, cliquez sur celle qui vous intéresse.
Recherche de restaurant

On clique sur Add to this map : et hop, l’affaire est dans le sac

Ajout de restaurantLayers

Et voilà !

On ajoute ses restaus, ensuite on peut ajouter des layers genre Musée, on clique sur Add layer, et on répète le processus.

Si on s’est trompé de layer, pas de panique, on peut corriger en faisant un drag-and-drop.

New layers

 

Ensuite, pour créer son QR code, on prend l’url de sa carte, et on l’insère dans un outil de génération de QR code, par exemple :

https://www.unitag.io/fr/qrcode

Voilà ce que ça donne pour moi :

Marseille https://www.google.com/maps/d/edit?mid=zoLWt0m9O71I.kzOgOttcsp_8&usp=sharing

qrcode Marseille

Maps Google par ville

Basiques SEO MOZ – booster des pages non performantes

Cyrus Shepard signe ici sa good bye letter en tant qu’associé Moz.

Un excellent article qui rappelle les principes de base du référencement, et les priorités à appliquer pour concevoir sa stratégie efficacement :

https://moz.com/blog/single-best-seo-tip-for-improved-web-traffic

Je n’ai pas traduit littéralement cet article, trouvez donc ici mon interprétation de ce superbe article, il est toujours possible de le lire en anglais ici !

Les mensonges blancs du référencement

(oui OK, pas toptop comme traduction de white lies, on en profite pour se rappeler les notions de #whitehatSEO et #blackhatSEO ?)

Le marketing, en général, tente de créer un besoin et une envie, et pousse (push) un message à des personnes qui n’ont pas forcément envie de l’entendre (vive la TV).

L’art du référencement est de découvrir ce que les gens cherchent exactement, à créer le contenu exact pour répondre à ce besoin, et leur apparaître au moment où ils le cherchent et les attirer (pull) ainsi.

Pull vs Push => les clients viennent vers vous.

Et quel est le mensonge ?

« Content is king » => « Le contenu est roi »

On sait tous que le roi ne gouverne rien du tout. Un statement plus véridique serait « si le contenu est roi, alors l’utilisateur est la reine, et elle gouverne l’univers.

C’est cela qu’il faut garder en tête :

 L’utilisateur est la reine, et elle gouverne l’univers.

Google ne s’occupe de votre contenu que lorsqu’il répond à la requête de l’utilisateur. Les résultats de recherche ne sont pas une collection de « bon » contenu ; ils sont une liste classée de contenus qui satisfont ce que l’utilisateur recherche.

Voici un processus typiquement usité par de nombreux SEO lors de la création de contenu :

  1. Recherche des mots clés pour découvrir ce que les gens recherchent dans une niche
  2. Choix d’une série d’expressions avec un fort potentiel d’impressions et avec peu de compétition
  3. Création du contenu au sujet de ces expressions et sujets
  4. Lancement et promotion de la page, création de liens
  5. Observation du trafic
  6. Next !

Les étapes 1-4 sont fréquemment du tout ou rien.

L’outil de Google Keyword Planner est connu pour ne pas révéler la plupart des mots clés longue traîne.

De plus, il est très difficile de créer le bon contenu et les bons liens pour que Google classe précisément les pages souhaitées.

Hélas, c’est là que la plupart des gens s’arrêtent. Il ne faut PAS s’arrêter là.

Ce processus s’appuie sur les signaux de référencement traditionnels pour classer votre contenu plus haut. Des signals comme l’usage de mots clés et Page Rank (ouioui, c’est bien un facteur de classement). Tandis que ces signals demeurent extrêmement importants, ils manquent l’évolution de la SEO.

Dans le dernier questionnaire de SEOMoz, 150 des meilleurs marketeurs SEO ont indiqué quels facteurs ils pensaient avaient gagné ou perdu en pertinence dans l’algorithme de Google. Les résultats montrent que, lorsque les traditionnelles fonctionnalités de la SEO étaient attendues à stagner ou à baisser, les fonctionnalités centrées sur l’utilisateur étaient attendues à la hausse.

En sus des signaux comme l’affinité mobile, l’UX en général, et la qualité perçue, les facteurs discutés ici incluent :

  • La page correspond à l’intention de l’utilisateur : en d’autres mots, la page a une grande probabilité d’être ce que l’utilisateur recherche
  • Les résultats des moteurs de recherche : cela peut inclure la mesure des résultats de recherche sur lesquels les utilisateurs cliquent
  • L’exécution de la tâche :  l’utilisateur et capable d’exécuter la tâche qu’il souhaitait. En d’autres mots, les questions ont été complètement répondues.

Donc, une fois que l’on a dit ça, on fait quoi ?

Optimiser comment les utilisateurs utilisent la page – plutôt que comment optimiser la page – et le trafic viendra.

Une fois que vous commencez à recevoir du trafic des moteurs de recherche, on obtient beaucoup de données à propos des « vraies » visites.

Se poser 3 questions :

  1. Mon contenu correspond-t-il à l’intention des visiteurs que je reçois ?
  2. À partir de cette intention, mes snippets invitent-ils les utilisateurs à cliquer ?
  3. Ma page autorise-t-elle les utilisateurs à « exécuter leur tâche » ?

Et voici les devoirs SEO :

  1. Identification des pages performant mal ou moyennement

Ce processus fonctionne le mieux sur les pages avec des niveaux de trafic décevants. La raison pour laquelle on ne touche pas aux bonnes pages est simple : « on ne change pas une équipe qui gagne ».

Cela ne signifie pas que les bonnes pages ne doivent pas être améliorées, mais à chaque fois que l’on change une page qui performe bien, on risque de ruiner ce qui fait qu’elle a une bonne  (ou en tout cas, meilleure) performance.

La façon la plus simple est d’utiliser Analytics et/ou Search Console pour identifier les « bonnes » pages – et cibler les bonnes requêtes – mais qui reçoivent moins de trafic que vous n’attendez, basé sur les moyennes du site.

Il faut prendre les bonnes impressions, avec un CTR décevant.

On se focalise sur les pages d’après l’exemple de Cyrus Shepard, mais on peut également partir des requêtes.

    2. Découvrir les incohérences entre l’intention de l’utilisateur et le contenu

Ensuite, nous souhaitons découvrir les mots clés qui déterminent notre URL dans les résultats de recherche. Cela est possible à partir de la Google Search Console  > Trafic de recherche > Analyse de la recherche > Requêtes https://www.google.com/webmasters/tools/search-analytics?hl=fr&siteUrl=

    3. Optimiser pour l’intention de l’utilisateur

Les marqueurs clés pour être indexé correctement et correspondre aux attentes des utilisateurs, et ainsi augmenter le taux de clic et diminuer le taux de rebond.

Un chouette outil mentionné sur cette page pour OpenGraph, Balises HTML, etc.

  • la balise <title>
  • la meta description
  • Le titre de la page et ses headers (<h1><h2> etc.)
  • le texte du corps
  • les boutons d’action (CTA – Call To Action)

Réécrire les balises title et les descriptions des page peu performantes pour inclure les mots clés souhaités conduira à une augmentation de clic et de visite.

Cette augmentation de clic conduira également à une meilleure indexation.

    4. Améliorer l’exécution de la tâche

Considérez cela : un utilisateur recherche les « meilleurs restaurants à Paris ». Vous souhaitez que votre camion de pizza soit le #1er pour cette requête, mais cela satisfera-t-il votre utilisateur ?

Probablement pas. L’utilisateur recherche probablement une liste des meilleurs restaurants, avec des notes, des plans, des menus. Si vous pouvez offrir tout cela, en étant Tripadvisor, lafourchette – alors vous avez aidé l’utilisateur.

La clé dans l’exécution de la tâche est de résoudre le problème de l’utilisateur de manière claire et immédiate.

Une fois sur votre site, l’utilisateur aura-t-il besoin de retourner sur Google pour trouver ce qu’il cherche ?

    5. Soumettre à la ré-indexation

La beauté de ce processus et que l’on peut voir les résultats très rapidement. Cela peut être fait dans Google Search Console > Exploration > Explorer comme Google.

Vérifiez que la page s’affiche comme vous le souhaitez, puis cliquez sur Envoyer pour indexation https://support.google.com/webmasters/answer/6065812?hl=fr

Cela va très vite ensuite !

    6–7. Mesurer les résultats, ajustez, répétez !

Il faut bien sûr mesurer le nouvelle performance contre l’ancienne. Après quelques jours ou semaines, selon le volume souhaité pour prendre des décisions significatives, regardez :

  • les positionnements, les impressions
  • les clics et le taux de clic
  • les mesures d’engagnement, type taux de rebond, temps sur le site, conversions

Leboncoin se refait une beauté

Leboncoin, après avoir détrôné eBay dans le milieu des petites annonces dans l’Hexagone, se refait une beauté et ne veut plus être « le site le plus moche de France ».

Responsive et nouveau logo

Soit, il est vrai que ce n’est pas un « beau » site. Cela colle en revanche pas mal, voire même pile poil, au ciblage : on poste son annonce sur leboncoin car c’est gratuit (= prolo …?) et car on est sûr d’avoir une large audience et donc plus de chances de vendre, amenée ici justement car beaucoup d’offres. On a tous acheté un « truc » sur leboncoin 10 minutes après avoir juste énoncé sa recherche, et trouvé justement ce que l’on cherchait !

Leboncoin se pare donc d’un nouveau design, se départit de son « cube » (adieu les icônes maison, voiture, mobile) car désormais sûr de son branding, et devient surtout responsive. Il faudra probablement revenir dans quelques jours, car hormis le cube disparu et le CTA Téléchargez l’application, je n’ai pas encore noté les changements annoncés.

 

L'ancien leboncoin

…un petit coup de cabine téléphonique, on enlève les lunettes….

Le nouveau leboncoin

Bon bref, le gros changement surtout, annoncé par Antoine Jouteau (DG de Leboncoin), c’est que la stratégie veut que le site devienne plus mobile que web, qu’il soit plus axé sur la sociabilité avec un système de messagerie interne (génial pour échanger sur un produit) avec de meilleures statistiques, un système de géolocalisation et une meilleure gestion des annonces. Leboncoin veut garder ses utilisateurs sur le site en somme, les avoir accrocs, et pourquoi donc ?

Liens sponsorisés et leviers de croissance

Le web classique stagne, il y a donc un levier de croissance avec les utilisateurs sur le mobile.

Leboncoin va lancer, dans les prochaines semaines, un concurrent à Adwords et Facebook et tenter de monétiser sa très large audience en permettant aux PME d’y faire leur publicité, en achetant des clics géolocalisés, au forfait plutôt qu’au clic/enchère. A priori le clic coûtera entre 10 et 40 centimes d’euros parmi la soixantaine de catégories que propose leboncoin.fr

Le site avait déjà lancé des annonces pro parmi les annonces particuliers, et avait revu ses tarifs à la baisse.

Quels concurrents pour leboncoin.fr, qui détrônera ce site de petites annonces pas cher ? Allons-nous voir une désertion organisée des chercheurs de bons plans qui seront écoeurés d’être vendus ainsi ? Est-ce le prix pour garder un site d’annonces peu cher ?

On entend déjà grogner les primo-utilisateurs de blablacar, furieux de devoir payer des commissions de plus en plus chères pour partager une voiture, sous prétexte de payer pour l’expansion internationale du n°1 français du covoiturage.

À suivre et découvrir le prochain leboncoin !

Quand c’est gratuit, c’est vous le produit, disait un certain Julian Assange…

Hotjar : visualiser le comportement de ses utilisateurs

Hotjar est un outil formidable qui permet de visualiser en temps quasi-réel le comportement de ses visiteurs sans avoir à créer de groupe d’études, via des heatmaps qui montre les clics et les scrolls agrégés d’un certain nombre d’utilisateurs, et également via le recording qui montre un comportement individuel :

https://www.hotjar.com/

Il est possible de tester le service avec 2000 pages vues, ce qui permet de donner une bonne idée de l’usage fait par ses visiteurs, et surtout quel usage nous pourrions avoir avec plus de data.

Il existe une bonne documentation sur le site : http://docs.hotjar.com/v1.0/docs/ 

Comment cela fonctionne-t-il ?

  1. Il suffit d’ajouter le script à son site entre <head> et </head>
  2. Puis il faut configurer les pages qu’on veut suivre pour les Heatmaps et Recordings, via leur URL, ou des expressions régulières
  3. Hotjar crée des copies d’écran de ces types de pages, sur lesquelles il va enregistrer les mouvements et actions des visiteurs sur les différents supports
  4. Et de suivre les résultats :
    • Heatmaps permet de voir quels sont les boutons et les parties du site qui intéressent vos visiteurs en agrégé, dans la masse. Est-ce qu’une section est visible, un bouton utile, faut-il réorganiser le contenu ?
    • Recording permet de suivre le comportement individuel de l’échantillon de l’utilisateur. On voit ainsi comment le visiteur « rebondissant » (cf. Analytics) se comporte, ce qui intéresse celui qui au contraire reste et ce qui fera qu’il convertira ou non. On voit littéralement depuis derrière son épaule et on l’entend presque réfléchir !

Quelques aperçus d’une utilisation :

Ce diaporama nécessite JavaScript.